La question du moment opportun pour débuter un suivi orthodontique préoccupe légitimement de nombreux parents. Alors que l’on associe souvent l’appareil dentaire aux années collège et à l’adolescence, un examen précoce réalisé entre 6 et 8 ans s’avère déterminant pour la santé bucco-dentaire et le développement facial de l’enfant. À cet âge charnière de denture mixte, où cohabitent dents de lait et premières dents définitives, l’orthodontiste peut dépister des anomalies squelettiques et intervenir de manière ciblée : c’est le principe du traitement d’interception.
Au sein du cabinet d’orthodontie du Dr Jérémy Ohayon, situé au centre de Strasbourg, nous accordons une importance primordiale à ce dépistage précoce. L’objectif n’est pas d’aligner parfaitement chaque dent dès le plus jeune âge, mais de guider harmonieusement la croissance des mâchoires pour éviter des traitements beaucoup plus lourds et invasifs à l’adolescence.
La Fédération Française d’Orthodontie (FFO) et les sociétés savantes internationales recommandent formellement un premier bilan orthodontique vers l’âge de 6 à 7 ans, au moment de l’éruption des premières molaires permanentes. À ce stade du développement, les bases osseuses du maxillaire (mâchoire supérieure) et de la mandibule (mâchoire inférieure) possèdent une grande plasticité. Intervenir pendant cette phase de croissance active permet de corriger des déséquilibres squelettiques qui ne pourront plus être traités simplement une fois la puberté achevée.
L’interception orthodontique s’adresse aux enfants de 6 à 11 ans. Elle vise à neutraliser les facteurs qui perturbent le développement harmonieux du visage et de l’occlusion. En rétablissant un couloir de croissance normal, elle simplifie considérablement la phase d’alignement globale à l’adolescence et réduit drastiquement la nécessité de recourir plus tard à des extractions de dents définitives ou à une chirurgie orthognatique des mâchoires.
Certains signaux morphologiques et fonctionnels visibles au quotidien par les parents ou repérés par le chirurgien-dentiste traitant, le pédiatre ou le médecin généraliste justifient une consultation spécialisée en orthopédie dento-faciale :
Lorsque la mâchoire supérieure est trop étroite par rapport à la mâchoire inférieure, les dents du haut viennent mordre à l’intérieur des dents du bas (articulé croisé unilatéral ou bilatéral). Pour fermer la bouche, l’enfant est souvent contraint de dévier sa mandibule sur le côté. Sans correction précoce, cette asymétrie fonctionnelle peut se fixer de manière squelettique et entraîner une déformation irréversible du visage.
Si les incisives supérieures et inférieures ne se touchent pas lorsque les molaires sont serrées, créant un espace ouvert à l’avant, on parle de béance antérieure. Elle est très fréquemment causée par la persistance de la succion du pouce, de la tétine ou par une interposition de la langue lors de la déglutition (déglutition atypique infantile). Cette anomalie perturbe l’élocution et la mastication tout en poussant les dents en avant.
Un enfant qui dort la bouche ouverte, ronfle, présente des cernes marqués ou souffre d’infections ORL récurrentes développe fréquemment une respiration exclusivement buccale. L’absence de passage de l’air par les fosses nasales empêche la langue de venir se plaquer au palais lors de la déglutition, ce qui freine le développement transversal de la mâchoire supérieure.
Un décalage important entre les deux mâchoires, qu’il s’agisse d’incisives supérieures très avancées (exposant l’enfant à un risque élevé de fracture dentaire en cas de chute) ou d’une mâchoire inférieure projetée vers l’avant (prognathie mandibulaire), doit être évalué sans attendre pour freiner ou stimuler la croissance osseuse correspondante.
Un traitement d’interception est un traitement court, ciblé et non invasif. Sa durée varie généralement de 6 à 12 mois. Il ne fait pas appel aux bagues traditionnelles sur l’ensemble de la dentition, mais utilise des dispositifs orthodontiques spécifiques et légers, adaptés à la morphologie de l’enfant :
Ce traitement mécanique est très souvent associé à une rééducation myofonctionnelle oro-faciale menée en collaboration avec un orthophoniste ou un kinésithérapeute pédiatrique pour corriger la déglutition et la ventilation.
En France, l’orthodontie précoce bénéficie d’un cadre conventionnel avantageux : pour tout traitement commencé **avant l’âge de 16 ans**, l’Assurance Maladie prend en charge le traitement sous réserve de l’obtention d’un accord préalable (Demande d’Entente Préalable – DEP) transmis par le praticien à la caisse de Sécurité Sociale (CPAM du Bas-Rhin à Strasbourg).
La base de remboursement de la Sécurité Sociale est fixée à 193,50 € par semestre actif (dans la limite de 6 semestres de traitement actif au total au cours de la jeunesse). Le cabinet du Dr Jérémy Ohayon remet systématiquement aux parents un devis conventionnel détaillé et personnalisé lors de la consultation de bilan. La part résiduelle (dépassement d’honoraires lié à la technicité du matériel et au suivi clinique) est prise en charge partiellement ou totalement par la complémentaire santé (mutuelle) de la famille selon le contrat souscrit.
L’âge de 6 à 7 ans constitue le repère idéal pour un premier bilan de dépistage. Même si les dents semblent correctement alignées en apparence, seul un examen clinique approfondi permet de déceler d’éventuels décalages osseux sous-jacents ou des anomalies d’éruption des premières molaires définitives. Si tout est normal, un simple suivi annuel de contrôle de la croissance est alors mis en place.
Le traitement d’interception n’a pas pour but d’aligner les dents de lait temporaires, mais d’agir sur l’os des mâchoires qui les porte. Un palais trop étroit ou une mâchoire décalée ne se corrigent pas spontanément avec la chute des dents de lait. En élargissant l’arcade osseuse dès l’enfance, on crée l’espace biologique nécessaire à l’éruption sans encombrement des futures dents permanentes.
L’interception traite le problème osseux et fonctionnel squelettique. À l’adolescence (vers 11-13 ans), une seconde phase courte avec multi-attaches ou aligneurs transparents reste parfois utile pour parfaire l’alignement individuel des dents et l’engrènement millimétrique de l’occlusion. Toutefois, cette seconde phase est alors considérablement raccourcie, plus simple et n’exige aucune extraction dentaire de compensation.
Le cabinet d’orthodontie du Dr Jérémy Ohayon accueille les enfants et leurs familles au 26 rue de la 1ère Armée à Strasbourg (accessible directement via les lignes de tram A et D, station Porte de l’Hôpital). Pour faire évaluer la croissance dento-faciale de votre enfant ou réaliser un bilan interceptif, vous pouvez contacter notre secrétariat au 03 88 18 36 99 ou réserver directement votre consultation en ligne via Doctolib.
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